Iris Mittenaere dénonce le sexisme dont les Miss font l’objet

Iris Mittenaere dénonce le sexisme dont les Miss font l’objet
Iris Mittenaere livre un témoignage fort sur le sexisme dont elle est victime. Un phénomène qui dure depuis son élection comme Miss.

Iris Mitteneare n’a jamais eu sa langue dans sa poche. Il y a quelques jours, elle dénonçait ces footballeurs qui n’hésitent pas à la draguer lourdement.  Mais dans une interview, elle va encore plus loin, expliquant que les Miss France seraient considérées comme des « objets ».

Iris Mittenaere et les « mains déplacées »

Après Marine Lorphelin, c’est donc une autre Miss France qui s’est confiée au micro de l’Interview sans filtre. L’occasion, à nouveau, de peindre un tableau particulièrement sévère du traitement des reines de beauté. Elle s’en prend notamment au traitement infligé de façon quotidienne ou presque, aux Miss France.

Je pense que c’est compliqué parce que je sais qu’ils essaient de changer ça maintenant. Mais quand on est Miss France, on a une écharpe et on est un peu moins considérée comme une personne pratiquement. C’est vrai qu’on devient rapidement un objet. Rien que le fait d’oublier notre prénom. On nous appelle plus facilement Miss France qu’Iris ou Marine. Et les gens oublient parfois qu’on est humain. Et ouais, on a des gens qui sont très pressants. Comme pour un ‘objet’, on nous emporte d’un endroit à un autre en nous tirant le bras. Parfois en oubliant qu’il y a une sphère autour de nous qu’il faut respecter

explique Iris Mittenaere. Certains élus locaux auraient aussi des gestes ou des mots déplacés à l’égard des Miss.

Oui, ça arrive dans des événements. On a des gens qui ‘malencontreusement’ mettent des mains un peu déplacées lors d’une photo. (…) Et puis on a surtout des blagues très limites à longueur de journée. C’est malheureux mais oui ça a été une partie de mon année de Miss France quand même.

Heureusement, elle admet que les choses évoluent désormais, même si le chemin est encore long.

Oui, il faut en parler et faut surtout montrer aux nouvelles générations que justement elles ont la parole. Elles ont le droit de dire non, elles ont aussi le droit de s’offusquer.

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