Voilà déjà plus de dix ans que Zahia Dehar s’est fait connaître du grand public. Selon les informations relayées, la jeune escort-girl aurait été engagée par des footballeurs très connus, en 2010. Elle aurait ainsi eu des relations sexuelles tarifiées avec ces stars du ballon rond. Sidney Govou, Karim Benzema ou encore Franck Ribéry y sont mêlés.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est grâce à ce scandale que la native de Ghriss, en Algérie, a réussi à se faire un nom dans le monde du mannequinat, puis dans le cinéma. Malgré tout, la jeune femme de 31 ans est devenue la cible des critiques. Lors de cette interview baptisée Fenêtre sur corps, la principale concernée a tenu à faire une grosse mise au point.

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Zahia Dehar @Instagram

"L'image que je peux refléter ne m'intéresse pas"

Bien que Zahia Dehar, qui a eu une enfance difficile, exerce toujours son métier de mannequin, l’actrice continue de prêter ses traits à des personnages au cinéma. Autant dire que la trentenaire n’a cessé d’avoir les projecteurs braqués sur elle. Elle a notamment joué dans Joséphine s’arrondit (2015) et Une fille facile (2019). La comédienne a souvent l’impression qu’elle est plutôt jugée sur son physique que sur son talent.

À l’affiche du film L'air de la mer rend libre, sorti en salles le 4 octobre dernier, la créatrice de lingerie s’est confiée au micro des journalistes de L’Équipe. L’occasion pour elle de parler des étiquettes qui continuent de lui coller à la peau. Bien que la jeune femme soit habituée aux critiques, elle a tenu à mettre les choses au clair concernant son rapport à la chirurgie esthétique.

L'image que je peux refléter ne m'intéresse pas, et j'ai appris avec le temps à me détacher du regard des autres. Ce qui m'agace, en revanche, c'est cette étiquette de "siliconée" qu'on veut à tout prix me coller (…) Vous pouvez dire ce que vous voulez, la pute, l'ex-prostituée, j'accepte, c'est vrai. Mais la siliconée, non (…) Je n'ai jamais fait de chirurgie esthétique. J'avais la même poitrine généreuse à 16 ans, j'ai même fait une radio que j'ai postée sur Twitter pour montrer qu'il n'y a pas d'implant.

Zahia Dehar dénonce l’hypersexualisation

Au cours de cet entretien, celle qui devait rejoindre TPMP  a aussi dénoncé l’objectification du corps des femmes. Bien que Zahia Dehar ait tout misé sur son physique, elle lutte contre l’hypersexualisation de la gent féminine.

J'ai l'impression qu'on me colle cette étiquette pour casser ce que j'essaye de promouvoir : la nudité, la sexualité libre, ce côté nature, hippie, très sauvage que je peux avoir quand je suis à la campagne. Oui, je suis à moitié nue tout le temps, j'aime la nudité, le corps des femmes. Mais ce corps est naturel. Donc ça m'affecte. C'est me mettre dans une catégorie à laquelle je n'appartiens pas. Et ça peut créer des blocages chez certains réalisateurs.

Voilà qui est dit. Qu’en pensez-vous ?