Un chauffeur d’Emmanuel Macron devant la justice après un délit de fuite

Un chauffeur d’Emmanuel Macron devant la justice après un délit de fuite
Un gendarme du groupe de sécurité d’Emmanuel Macron, qui n'était pas en service, a refusé de se soumettre à un contrôle de police après un excès de vitesse au volant d'une voiture de la présidence de la République.

Un des chauffeurs d’Emmanuel Macron, flashé pour excès de vitesse, aurait refusé de se soumettre à un contrôle routier de police.

Ce fait divers, relaté par Mediapart, remonte au 27 février dernier. Postée à hauteur de Sèvres en proche banlieue parisienne, la police flashe un véhicule en excès de vitesse. Le chauffeur au volant d’une voiture banalisée de la présidence de la République refuse de s’arrêter.

Il roulait à une vitesse excessive quand des policiers ont essayé de l’interpeller. Mais malgré les sommations des policiers, il a refusé de s’arrêter. Les policiers, partis à ses trousses après plusieurs sommations, sont tout de même parvenus à l’identifier en relevant sa plaque d’immatriculation.

Détaille Mediapart.

En effet, alors que le véhicule poursuit sa route en direction de Versailles (Yvelines), un des fonctionnaires réussit à relever la plaque d’immatriculation. Il s’avère que cette dernière confirme qu’il s’agit d’un véhicule du palais de l’Elysée. Conduite par un chauffeur du président de la République. Et qu’il n’était pas en service ce jour-là.

Ecarté à titre conservatoire

Dès que nous avons été informés de ces faits et après leur vérification, l’agent a changé de mission au sein du GSPR, à titre conservatoire dans l’attente de la décision de justice.

A justifié le palais de l’Élysée.

Selon Mediapart, le gendarme sera jugé le 13 janvier 2020 par la 11ème chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Nanterre pour « refus d’obtempérer ». Une telle infraction est passible de trois mois de prison et de 3.750 euros d’amende.

Nous attendons la procédure judiciaire. Afin d’avoir tous les éléments pour prendre au niveau de sa formation administrative de rattachement une sanction administrative adaptée. Il va de soi que si cette personne était condamnée il serait bien évidemment mis fin à son affectation à l’Élysée.

A affirmé l’Élysée.

D’ici là, le chauffeur d’Emmanuel Macron n’exerce plus les fonctions de conducteur. Toutefois, « il reste au sein du groupement de sécurité du président de la République (GSPR) ». Section dans laquelle il a été affecté à des missions de sécurité.

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