Muriel Robin évoque les dernières années de la vie de sa mère : « Ce sont des images qui restent à vie »

Muriel Robin évoque les dernières années de la vie de sa mère : « Ce sont des images qui restent à vie »
Ces dernières années, Muriel Robin a enchaîné les succès en interprétant avec brio des tranches de vie de femmes dont le destin a été tragique. A l’occasion de la diffusion du téléfilm "Le premier oublié" sur TF1, elle se confie sur ce rôle qui l'a forcée à se replonger dans la souffrance vécue par sa propre mère.

Muriel Robin a enlevé son costume de clown pour laisser parler son cœur. Lorsqu’elle choisit avec parcimonie ses rôles, on s’aperçoit qu’elle arrive à les maîtriser à la perfection.

Mais aujourd’hui, Muriel Robin a ravivé temporairement ses propres démons intérieurs pour prendre les traits de sa mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer.

En tant qu’aidant il faut se protéger. On est aspiré.

Dix-sept ans déjà que la maladie a gagné la bataille. Lorsqu’elle évoque la souffrance de sa mère à Europe 1, on sent que le cœur de Muriel Robin est encore brisé par les dommages collatéraux provoqués par la maladie dégénérative. C’est pourquoi, elle avoue dans un souffle, avoir tenté de mettre fin à ses jours tant la plaie étant béante.

Moi, j’ai été aspirée jusqu’à faire une tentative de suicide. Je ne sais plus si c’est la veille ou le lendemain du décès de ma mère.

Sa maman hospitalisée pendant des années, la comédienne se rendra chaque jour à son chevet. Chaque seconde est un supplice pour Muriel Robin. En effet, en proie à des doutes et des remises en questions, elle se souvient notamment du débat autour la toilette intime. Toujours délicat, ce passage marque un cap difficile à digérer et à accepter pour les enfants.

. Est-ce qu’il faut le fair

Ce sont des images qui restent à viee ?

Quant aux signes précurseurs de la maladie, Muriel Robin déplore ouvertement l’absence flagrante d’informations à ce niveau. Si elle suggère la création d’un « petit fascicule » qui répertorie quelques uns des « symptômes« , le déni demeure souvent le premier recours psychologique pour se protéger face à l’impensable.

Elle avait conscience d’être malade

Pourtant, elle assure que sa mère savait ce qui lui arrivait sans trop savoir l’exprimer avec des mots. Les yeux embués de larmes, Muriel Robin raconte qu’à chacune de ses visites, le même rituel se produisait. A chaque pas en direction de la chambre de sa mère, plusieurs « cris de bête que l’on égorgeait » se rapprochaient. Elle assimile ces derniers à la conscience de sa mère qui tentait de se manifester en tentant d’évacuer la maladie hors de ce corps anéanti.

 Il faut rester debout. Il ne faut pas devenir soignant. Aidant oui, soignant non.

En apprivoisant sa douleur, Muriel Robin réussit encore à nous émouvoir et à rendre un magnifique hommage à cette mère partie trop tôt rejoindre les étoiles.

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