Interview exclusive de Kayna Samet : « Booba m’a fait confiance »

L'équipe de Potins.net est venu à la rencontre de Kayna Samet au Platine Hôtel. La chanteuse nous dévoile tout sur sa carrière, son duo avec Booba et sur sa vie de maman.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre nouveau single Ça va Aller ?

C’est un titre haut en couleurs, hyper dansant, positif et festif. C’est ce que j’avais envie de communiquer donc je suis hyper contente de la sortie du titre. Et comme son nom l’indique Ça va Aller, c’est une chanson pleine d’espoir qui donne la force et le courage puisqu’on en a toujours besoin surtout en ce moment. Cela me fait plaisir en tant que chanteuse de communiquer sur cela.

Pourquoi avoir choisi ce titre comme premier extrait de votre prochain album ?

On est en été. C’est la météo qui m’a influencé. Je me suis dit « qu’est-ce que j’ai envie d’écouter en été ? ». Pour moi, la musique va avec les saisons.

Quels seront les thèmes abordés dans votre album ?

Il y aura des thèmes moins légers. Un album raconte pleins d’émotions différentes. Donc, il y aura toujours des sons plus mélancoliques, un peu plus tristes et pesants. Et, il y aura également des thèmes un peu plus festifs et joyeux.

Quelles seront les principales influences musicales de l’opus ?

Il sera toujours urbain puisque c’est en moi. Je ne peux pas faire autrement. L’album sera éclectique puisque dans la vie ou dans une journée, il y a toujours pleins d’émotions. Un album raconte ces moments.

Avec qui vous avez travaillé sur ce prochain album ?

J’ai travaillé avec Dany Synthé, qui a fait toutes les productions de Maître Gims. Avec Prod Weiller également. C’est un beatmaker toulousain, hyper talentueux qui mérite d’être connu et reconnu. Je trouve que c’est un génie. Quand j’aime bien un beatmaker, j’aime travailler sur plusieurs sons avec lui.

Cet opus sera-t’il différent de vos précédents albums ?

Oui. Toute façon, un album est nul s’il est pareil que les précédents. Faut évoluer puisque la musique évolue. Par exemple, il y a deux ans, t’ecoutais peut être pas de l’afro-trap mais maintenant si. Musicalement, c’est bien en tant qu’artiste de s’adapter à la tendance musicale et à ce qu’on aime.

Récemment, vous avez collaboré avec DJ Kayz sur La plus belle, comment est né le featuring ?

Justement, c’est la production de mon beatmaker toulousain. DJ Kayz, c’est quelqu’un que je croisais. On s’est dit qu’un jour, on ferait un truc ensemble. Puis, on s’est recroisé, on a fait le truc en studio. C’est venu tout naturellement. Le son est déjà dans l’album de DJ Kayz, j’espère que ce sera un succès.

On vous connaît sur la scène musicale depuis 1999, aujourd’hui, quel est votre regard sur votre parcours ?

Je suis super contente. Je suis fière de ce que j’ai fait. J’ai fait de superbes rencontres. Je suis libre. Après, je ne sais pas si je ferais cela toute ma vie. Tant qu’il y a le moyen de le faire tranquillement, à la cool, je suis partante.

D’ailleurs, à quel moment, vous avez su que la musique serait votre vocation ?

Au collège, j’étais un véritable jukebox. Une copine a découvert que je chantais bien, elle l’a dit aux autres. Ils me disaient « chante nous celle-là, chante nous celle-là ». À la recrée, il y avait du monde autour de moi. On chantait, on s’enjaillait. Je me suis dit c’est cool, ça fait plaisir aux gens. On me regardait différemment, on me souriait. Je chantais du Mariah Carey, à l’ancienne, ça faisait pleurer mes copines. Donc je me suis dit que c’est ça que je voulais faire puisque cela me rendait heureuse.

Comment vous avez été repéré par votre premier label ?

Je suis originaire de Nice, il ne se passe pas grand-chose musicalement là-bas. Je faisais des concours organisés par des associations. Et un jour, j’en ai gagné un qui m’a donné la possibilité d’aller en studio. J’ai enregistré un album avec quatre titres. J’ai envoyé cela partout. Et il y a des gens qui ont entendu, notamment Cut Killer. Il m’a fait posé sur mon premier projet. Puis, j’ai enchaîné avec un feat avec Matt Houston, après avec Booba. De fil en aiguille, les gens m’appelaient, ça m’a boosté.

Pourquoi avoir choisi Kayna Samet comme nom de scène ?

En fait, Kayna, c’est une antité de la culture algérienne. C’est une reine qui a vraiment existé, elle était la reine des Aurès. C’était la première femme qui dominait les hommes. Et moi, ça m’a fait kiffer. Je trouvais que cela sonnait bien. Et puis, comme j’ai de la famille en Algérie, je me suis dit Kayna la guerrière, ça sonne bien. Samet, c’est le nom de jeune fille de ma grand-mère maternelle. Un soir, j’ai trouvé mon nom de scène Kayna Samet sur mon balcon.

Le grand public vous a découvert avec le son Destinée en featuring avec Booba, comment c’était de travailler avec un grand rappeur français ?

Quand on m’a dit que j’allais bosser avec Booba, j’ai rigolé. Je pensais que c’était une blague. J’étais vraiment fan de son album Lunatic, à l’ancienne. Ça m’a surpris dans un premier temps, puis, cela m’a donné confiance en moi. Ce que j’ai apprécié, c’est qu’il m’a fait confiance. Il m’a donné la liberté de faire ce que j’ai envie sur ce titre. Dans ce sens-là, je l’aime beaucoup puisqu’il donne de la force aux autres. Même quand ils sont inconnus. C’est vraiment ce titre qui m’a révélé. Et lui, c’est la première fois qu’il passait sur de grosses radios. Donc franchement, je suis vraiment contente !

Justement vous avez été au coeur de nombreuses collaborations avec d’autres artistes, il y a-t-il d’autres artistes avec qui vous aimeriez collaborer ?

Avec Drake ! Là, je t’ai parlé d’un rêve !

D’ailleurs en été 2014, vous avez participé à la chanson Déconnecté avec DJ Hamida, Rim’k du 113 et Lartiste, comment est né la collaboration ?

J’étais en studio. DJ Hamida m’a envoyé une production, j’ai adoré. Je commençais à chercher des mélodies mais je bloquais sur le refrain. J’étais arrivé au bout de ma journée de studio, Lartiste est arrivé et puis je lui ai demandé s’il n’avait pas des idées de refrain. Et là, il part dans la cabine et il commence à faire le refrain « je suis pas là, je suis pas là ». On s’est enjaillé dessus. Puis, il y avait un trou dans le son donc on s’est dit qu’on allait appeler Rim’k. Le son était un hasard total, un vrai délire.

Vous vous attendiez à un tel succès ?

Pas du tout ! Tu sais, le succès je ne sais pas comment cela se prépare. C’est vraiment le hasard, un délire. Après, ça correspondait à l’état d’esprit où les gens sont en vacances, ils sont déconnectés.

Depuis le début de votre carrière, comment arrivez-vous à gérer votre notoriété et les critiques ?

Je le gère depuis longtemps. Faut savoir que dès qu’on sort notre tête du terrier, il y a toujours des gens pour critiquer. Faut vraiment se détacher de cela. Faut s’attendre à tout, il y aura toujours des critiques bonnes ou mauvaises. Et pour bien les vivre, il faut être vrai. Puisque si t’es vrai, tu n’auras pas de regrets. Les critiques me motivent.

Comment vous arrivez à concilier votre vie de maman et d’artiste ?

Je suis maman naturellement. C’est dans mes gènes, dans ma vie. Je suis chanteuse aussi, cela fait partie de moi. C’est une organisation mais les deux sont mes rôles. C’est deux choses qui me remplissent. L’un, c’est ma vie et l’autre, c’est mon métier. On est des mamans soldats !

Vous avez des projets de concert pour cette année ?

J’ai des concerts mais plutôt en province. Je pense qu’il y aura une date parisienne pour la sortie de l’album. Et sinon, cet été, tournée au Maghreb et dans le sud de la France. Il y a pas mal de dates qui arrivent.

Un petit mot pour ceux qui te suivent ?

Prenez soin de vous, de vos cœurs et de vos proches ! Quoiqu’il arrive, faut être positif. Il faut avoir la positive attitude. Faut s’accrocher puisqu’on est en bonne santé, on a des projets, des idées et notre famille qui nous aime !

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