Infidélité : Les épanouis sexuellement, plus infidèles en couple ? Une étude l’affirme et met à mal les clichés !

Infidélité : Les épanouis sexuellement, plus infidèles en couple ? Une étude l’affirme et met à mal les clichés !
Les résultats d'une étude américaine menée durant trois ans sur l'infidélité au sein du couple sont étonnants. Contrairement aux idées reçues, les personnes épanouies sexuellement seraient les plus tentées de tromper leur conjoint. Explications.

Les statistiques ne manquent pas sur les relations amoureuses, notamment sur la question de l’infidélité. Alors qu’une étude parue en janvier dernier affirmait que le manque d’affection et le sentiment de ne plus être aimé au sein d’un couple était un déclencheur d’infidélité, des chercheurs en Floride affirment qu’au contraire : Une libido décomplexée et entretenue pousserait certaines personnes à se laisser tenter plus facilement.

Une sexualité épanouie ouvrirait les vannes de l’infidélité

Après avoir testé 233 jeunes couples mariés sur trois ans, les analystes de la Florida State University en ont tiré une conclusion surprenante : Les partenaires ayant des relations sexuelles plus régulières seraient les plus susceptibles d’être infidèles. Et la raison est simple : Ils auraient « Un rapport positif au sexe de manière générale ». En somme, ils auraient plus de facilité à avoir des rapports.

La preuve par l’image

Afin d’en arriver à ce constat, les chercheurs ont soumis leurs cobayes à des tests bien particuliers. Ils leur ont montré des photos d’individus censés être attirants, calculant le temps où leur regard s’attardait sur les clichés. Et selon eux, les personnes détournant plus rapidement les yeux  et ce de manière volontaire auraient 50% de moins de chances de tromper leur conjoint que les autres. Et ce à la milliseconde près.

Expérience et manque de confiance en soi : Des facteurs à risque

Les sondeurs ont également conclu que les personnes moins en confiance, avec une plus basse estime d’elles-même, notamment les femmes, trompent plus volontiers leur partenaire, tandis que les hommes ayant eu beaucoup de relations sexuelles par le passé, ont plus tendance à succomber par la suite, contrairement aux femmes dans le même cas.

Une source de souffrance

Mais il se pourrait bien que l’infidélité puisse être contrôlée. Car les chercheurs planchent sur des solutions pour pallier la trahison amoureuse, qui peut être à l’origine de graves souffrances psychologiques, par la mise en danger de l’identité, comme l’affirmait le psychiatre Christophe Fauré (auteur de  »Est-ce que tu m’aimes encore ? Se reconstruire après l’infidélité ») en février 2016 :

[…]nous nous construisons aussi en tant que compagne ou compagnon de quelqu’un. Le couple que nous formons fait partie de qui nous sommes, à nos yeux comme à ceux de notre entourage. Si bien que lorsque notre conjoint tisse de nouveaux liens, nous nous sentons non seulement dépossédés mais aussi amputés.

Explique t-il dans une interview accordée à Psychologies.

Les bons réflexes à adopter

Alors, quels remèdes préconisent les scientifiques américains ? Rassurez-vous, il ne s’agit pas de se priver de partager le même lit pour inverser la tendance. D’après le magazine Biba, ils proposent deux méthodes qui pourraient prévenir le désir pour autrui. Premièrement, le « désengagement attentionnel », qui consiste à ne pas prêter attention à la beauté de quelqu’un pour éviter de le considérer en partenaire romantique potentiel. Et la « dévaluation évaluative », qui doit tendre à minimiser l’attirance physique qu’un individu peut ou pourrait susciter en nous. En somme : On évite de juger le physique, ou on le fait moins.

Ces gens ne sont pas toujours conscients de la manière dont ils pensent et pourquoi ils pensent ainsi. Ces techniques sont utilisées spontanément et sont présentes chez certaines personnes pour des raisons biologiques ou grâce à des expériences liées à l’enfance

Assure Jim McNulty, qui a participer aux recherches.

Mais pas de panique, si cette technique ne vous est pas innée, vous pouvez la pratiquer artificiellement pour renforcer votre fidélité affective et physique. Tout en veillant bien-sûr à ne pas vous exposer à la tentation plus que de raison.

L’étude parue peu avant la Saint-Valentin 2018 dans le Journal of Personality and Social Psychology a été relayée dans Business Insider France

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