Thierry Beccaro : Le jour où son père a pointé un fusil sur sa mère…

Thierry Beccaro : Le jour où son père a pointé un fusil sur sa mère…
A l’occasion de la sortie de son autobiographie « Je suis né à 17 ans », Thierry Beccaro est revenu sur un passage marquant de sa vie.

Thierry Beccaro est l’animateur vedette de Motus sur France 2 depuis 1990. Malgré ses nombreuses années d’antenne, le présentateur reste pour nous tous une personnalité que nous connaissons finalement très peu.

L’autobiographie de ce papa de 61 ans intitulée Je suis né à 17 ans sera publiée aux éditions Plon le 15 février prochain. Pour faire la promotion de son œuvre, Thierry Beccaro a bien voulu se confier à Télé Star.

Thierry Beccaro : Un enfant battu plongé dans l’incompréhension

Le présentateur a tout d’abord expliqué la raison qui l’a poussé à faire son autobiographie.

J’ai fait ce livre pour aider les gens qui souffrent, pour dire aux autres qu’il faut intervenir quand on constate des maltraitances. J’espère aussi montrer qu’on peut se sortir de tout avec du courage et du travail.

Lors de son enfance, il était victime de maltraitance. Son père pouvait le frapper s’il rentrait à la maison avec une mauvaise note ou s’il avait le malheur de mettre ses coudes sur la table.

Je ne comprenais pas pourquoi cela me tombait dessus. Je me sentais tout seul. Heureusement, il ne s’en est jamais pris à ma sœur. Je me disais toujours : « Qu’est-ce que je peux faire de mieux que de ne rien faire de mal ? »

Le pardon après le traumatisme

A 17 ans, Thierry Beccaro a été témoin d’une scène invraisemblable. Son père menaçait sa mère avec son fusil !

C’est incommensurable. J’aurais voulu être un héros comme dans mes rêves les plus fous, lui casser un vase sur la tête. Je n’ai pas pu le faire. J’étais dans un état de sidération. J’ai juste demandé : « Papa, qu’est-ce que tu fais ? » Il a baissé l’arme et saisi ma mère à la gorge. Pour moi, il n’y avait plus de réseau. Je suis mort à 17 ans. Je ne parlais plus, même au lycée.

Malgré tout, le présentateur a fini par trouver la force de pardonner.

Je n’en veux plus à mes parents. Je témoigne mais n’attaque pas, je ne suis pas dans la plainte.

Sur le lit de mort de son père, Thierry Beccaro n’avait montré que de l’amour pour celui-ci.

Je lui ai caressé la joue et je l’ai remercié. Même ma sœur me chuchotait de ne pas dire cela. Mon père était aussi quelqu’un de formidable : il m’a obtenu mon premier stage à la radio, il me réveillait en pleine nuit pour voir avec lui les matches de Coupes du monde…

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