Equipe de France : Le gros caprice d’Adrien Rabiot pour la Coupe du monde

Equipe de France : Le gros caprice d’Adrien Rabiot pour la Coupe du monde
A l'approche de la Coupe du Monde 2018, Adrien Rabiot pourrait bien avoir fait l'erreur à ne pas commettre en refusant d'être réserviste pour l'Equipe de France.

« Le Duc ». N’y a-t-il pas dans le surnom d’Adrien Rabiot tout un condensé du problème ? Le joueur du PSG, couvé par son club, surprotégé par sa mère, a toujours été vu comme une sorte d’enfant chéri du football français. Mais, il vient sans doute de commettre une lourde erreur. En refusant de figurer parmi les réservistes de Didier Deschamps pour le Mondial, il provoque la création d’une « union sacrée » contre lui.

Les mânes de Knysna

On aurait pu beaucoup lui pardonner. On aurait pu comprendre une déclaration tapageuse dans la presse, un geste d’énervement lors d’un match… Après tout, c’était écrit, Adrien Rabiot devait aller au Mondial avec l’Equipe de France. Et puis, Didier Deschamps a tranché. Il a préféré le « prolo » Nzonzi à « l’aristo Rabiot ».

Un choix surprenant pour beaucoup. Qui s’inscrit dans une certaine lignée dans l’Equipe de France. Eric Cantona, Nicolas Anelka ou Karim Benzema sont passés par là. Il y a 20 ans, on parlait encore de mauvais caractère ou de la pression. On cherchait des excuses. Aujourd’hui, c’est Knysna qui ressort. L’image de ces Bleus pourris gâtés qui ne sortent pas du bus, qui seraient indignes de porter le maillot français. Des démons que le football français pensait avoir exorcisé. C’est peut-être ça finalement que l’on reprochera le plus à Rabiot. De nous rappeler que cette époque n’est pas si lointaine.

Il justifie le choix de Didier Deschamps

Rabiot lui, risque d’en faire les frais pendant longtemps. Les excuses qu’on a pu lui trouver jusque-là, viennent de s’envoler. Pire, son comportement justifie le choix de Didier Deschamps. Lui qui disait un soir de Bulgarie – France avoir eu peur de se blesser n’en aura sans doute plus l’opportunité avant un bon moment. Le sélectionneur n’a pas dit autre chose jeudi 23 mai, en conférence de presse.

Il a fait une énorme erreur. Au très haut niveau, il n’y a pas de place pour les états d’âme. J’ose espérer qu’à travers des décisions comme celle-là, ça lui permettra de mûrir, de réfléchir. On se doit d’être professionnels en toutes circonstances. J’en prends acte, je ne vais pas vous dire que ça me fait plaisir mais je ne vais pas en faire des histoires pendant des jours. Je sais très bien que je ne peux pas compter sur lui. Il refuse le statut de réserviste, le fait de suivre un programme et le fait d’être appelé comme suppléant s’il y avait un problème. À lui d’assumer et d’apprendre.

Signe de l’union générale contre sa décision,  Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a réagi après le conseil des ministres.

Je pense que, quand on a l’honneur d’être appelé à porter le maillot tricolore et à défendre les couleurs de son pays, on répond présent, quel que soit le poste proposé.

Désormais pour les Bleus, il va falloir tourner la page et surtout oublier la polémique pour espérer pouvoir faire un bon résultat lors du Mondial 2018 en Russie. Loin des polémiques, loin du PSG (qui compte encore trois représentants dans l’Equipe de France) et loin du Duc. Lui, il regardera très probablement le Mondial depuis chez lui. Comme Benzema ou Ribéry, autres espoirs disparus du football français.

Plus sur le sujet