En 2014, l’annexion de la Crimée par la Russie a signé le début de la révolution ukrainienne, à l’origine de la guerre du Donbass. L'affrontement a pris une nouvelle tournure le 24 février 2022, à la suite de l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe. Depuis maintenant deux ans, les combats font rage dans la région, et ce conflit armé divise autant la communauté internationale que l’opinion publique.

Malgré les multiples sanctions imposées à la Russie par les leaders occidentaux, Vladimir Poutine, grand nostalgique de l’URSS, n’a pas l’intention de se laisser dicter sa conduite. Mais il se pourrait bien que ses soldats aient à affronter de nouveaux ennemis sur le terrain.

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Vladimir Poutine @ Alexei Druzhinin / Associated Press

En effet, le 26 février dernier, à l’issue d’une conférence à l’Élysée réunissant les représentants de 27 pays, Emmanuel Macron avait de nouveau exprimé le soutien total de la France à l’Ukraine : "Nous ferons tout ce qu’il faut pour que la Russie ne puisse pas gagner cette guerre", avait-il déclaré à la presse.

Des déclarations appuyées par Stéphane Séjourné, qui expliquait qu’il fallait "envisager de nouvelles actions de soutien à l’Ukraine" : "Certaines de ses actions pourraient nécessiter une présence sur le sol ukrainien sans franchir le seuil de belligérance", indiquait le ministre des Affaires étrangères.

Une option non négligeable ?

Ce jeudi 14 mars, Emmanuel Macron a répondu aux questions de Gilles Bouleau et Anne-Sophie Lapix, au cours d’une interview retransmise en direct sur TF1 et France 2. Il a ainsi évoqué les votes successifs à l’Assemblée nationale et au Sénat, la plupart en faveur de l’accord de coopération entre la France et l’Ukraine.

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Gilles Bouleau, Emmanuel Macron et Anne-Sophie Lapix @ Ludovic Marin/AFP

Anne-Sophie Lapix a alors voulu revenir sur les rumeurs qui avancent que le gouvernement envisage d’envoyer des troupes françaises au front ukrainien. Après avoir répondu par une singulière métaphore, le président de la République s’est fait un peu plus précis :

Face à l’escalade de Moscou, nous devons dire que nous sommes prêts à répondre. Si la situation devait se dégrader, nous devons être prêts et nous serons prêts.

S’il assure que la France ne prendra jamais l’initiative de partir au combat contre la Russie, Emmanuel Macron n’a cependant pas apporté de réponses concrètes si les choses venaient à empirer. Mais sa détermination à venir en aide aux Ukrainiens a suffi à en convaincre beaucoup. Parmi ces derniers figure Sophie Marceau, qui faisait partie des 9 millions de téléspectateurs qui ont suivi l’intervention du chef de l’État.

Un avis qui ne passe pas

Au lendemain de la prise de parole d’Emmanuel Macron, ce dernier a eu droit aux félicitations de l’actrice de 57 ans, qui a salué ses prises de positions :

La France, la Pologne et l’Allemagne, toutes ensemble pour défendre l’Ukraine contre l’envahisseur. Voilà enfin une belle leçon de l’Histoire qui apprend de ses erreurs passées plutôt que de les répéter. Bravo, Monsieur Macron.

S’est réjouie Sophie Marceau, faisant référence à la Première Guerre mondiale.

Une prise de position qui a été loin de faire l’unanimité, à en juger les nombreux commentaires sous la publication de celle qui a poussé un coup de gueule en janvier dernier après les propos de Gérard Larcher concernant l'IVG. De nombreux internautes ont manifesté leur déception et fait savoir qu'ils se désabonnaient de son compte Instagram. On peut ainsi lire : "J’aimais bien l’époque où les acteurs ne faisaient pas de politique". Ou encore :

Je me désabonne, je suis très déçue de votre post.

Seriez-vous prête à ce que votre fils Vincent parte au front ?

Unfollow, bye, j’ai pourtant grandi avec toi mais la direction est trop gerbante.

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Sophie Marceau @ Mark Piasecki/Getty Images

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