Malika Ménard revient de loin. Élue Miss France en 2010, la native de Rennes semblait vivre un rêve éveillé. Pourtant, la jeune femme cachait un lourd secret derrière son sourire. Dans son premier livre intitulé #Fuck les complexes (2020), l’ex-reine de beauté a mis en lumière son profond traumatisme.

Dans les colonnes de Closer, la Miss Calvados 2009 a également fait des révélations sur cette épreuve douloureuse de son enfance. Face à Inès Vandamme, dans son podcast Avec ou Sans Sucre ?, la journaliste de 36 ans s’est, une nouvelle fois, confiée à cœur ouvert sur l’agression sexuelle dont elle a été victime.

"Je vais être la victime de service"

Malheureusement, Malika Ménard a eu son lot d’épreuves et de souffrances. La trentenaire vit actuellement la douloureuse expérience de la perte d’un être cher. En effet, elle avait fait ses adieux à son père, terrassé par la maladie de Charcot à l’âge de 63 ans. Dévastée, elle avait annoncé la triste nouvelle sur ses réseaux sociaux et depuis, elle fait son deuil à l’abri des regards indiscrets.

Malgré cette grande perte, l’animatrice télé a accepté l’invitation d’Inès Vandamme. Le 15 septembre 2023, elle a ainsi évoqué sa carrière et sa vie privée au micro de la danseuse professionnelle. Cette dernière a aussi tenu à en savoir un peu plus sur les raisons qui l’ont poussée à se livrer dans son ouvrage. Ce à quoi, elle a répondu.

(...) le premier rapport que t'as à ton corps… Je suis obligée de dire que j'en ai été un peu dépossédée très jeune (…) J’appréhendais la sortie du livre puisque je savais qu’on ferait le focus là-dessus (…) Ça a été très très dur les premières 48 heures parce qu’il y avait beaucoup d’articles et du coup, tu te dis 'je vais être la victime de service'.

StarMag.com
Malika Ménard @ DR

Malika Ménard revient sur la réaction "inquiétante" de sa mère

Son témoignage déchirant sur l’agression sexuelle qu’elle a vécue à l’âge de 5 ans a toutefois permis de libérer la parole. En effet, elle a reçu des messages de nombreuses mères qui ne savaient pas quoi faire, car leurs enfants en ont aussi souffert.

(…) je me suis dit, dès lors que ça sert au moins à une personne, c'est déjà ça de gagné.

En revanche, la maman de la jeune femme appréhendait les réactions de la presse people et des autres lecteurs après la parution de son livre. En effet, elle ne voulait pas que cette sombre affaire s’ébruite et c’est l’une des raisons pour lesquelles elle avait refusé de se saisir de la justice.

Ma mère, elle vit en Normandie dans une petite commune dans laquelle tout ça s'est passé pour moi, puisque c'était le fils de ma nourrice. Au début, elle me dit 'non mais ce n'est pas possible, tu ne peux pas dire ça Malika, comment ça va être perçu ?'. Et je lui dis 'mais le fait même que tu puisses encore te demander comment ça va être perçu, c'est assez inquiétant'(...) Quelques semaines plus tard, elle m'a dit : 'le nombre de personnes qui sont mes patients et qui sont venus me dire que leur enfant avait subi des choses similaires, on se serait tous sentis moins seuls avant'.